Tous savoir sur la peau

Il est important de tous connaître sur la peau qui s’avère un organe primordiale.

Comment apparait la peau à l’oeil nu ?

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La peau saine, « normale », considérée sous l’angle purement esthétique, apparaît à l’oeil nu comme :

La peau

La peau

  • un tissu rosé
  • uni et lisse
  • ni trop grasse
  • ni trop sèche
  • ni trop moite

Au toucher, elle est souple et procure une sensation spéciale, plus ou moins veloutée, qui est due aux fines inégalités qu’elle présente et au duvet imperceptible qui recouvre sa surface.

Son épaisseur

L’épaisseur de la peau varie suivant les régions :  » elle est plus grande sur les saillies du corps et sur les surfaces d’extension des membres du tronc, maximale à la plante des pieds et à la paume de la main. Inversement c’est aux paupières et au fond de l’oreille externe que la peau est le plus mince ».

Son épaisseur varie aussi d’après  :

  • l’âge
  • le sexe (les femmes, les enfants et les vieillards ont, généralement la peau plus mince)
  • la profession (la peau de la surface palmaire chez un ouvrier maçon, par exemple, est bien plus épaisse que celle d’un écrivain)

On peut considérer que l’épaisseur de la peau est, chez l’adulte de :

  • 4 millimètres, à la nuque
  • 3 millimètres, à la paume des mains et à la plante des pieds
  • 1 à 2 millimètres sur le reste du corps

Ses saillies et ses dépresssions

La surface cutanée peut présenter des « accidents de relief » sous forme de saillies ou de dépressions.

Saillies

Sont constituées par les naevi (grains de beauté) :

  • plus ou moins pigmentés
  • les verrues
  • le molluscum (excroissances de chair)
  • les folliculites (boutons)
  • les furoncle…

Notons aussi les saillies en crête séparées par des sillons qui, à la pulpe des doigts notamment, forment un véritable dessin tout en arabesques.

Ces saillies sont révélées à l’occasion de la prise des empreintes digitales.

On donne à ces saillies en crête le nom de dermatoglyphes ; ils caractérisent chaque individu et ils lui sont spécifiques.

L’étude des dermatoglyphes est pratiquée en médecine pour compléter les diagnostics de certaines maladies (mongolisme – cardiopathie congénitale) au cours desquelles ils présentent des anomalies.

Dépressions

Les dépressions cutanées sont en rapport avec la présence des poils et consistent en de minuscules dépressions surmontant parfois une saillie, à l’orifice des follicules pilo-sébacés, appelés vulgairement « pores de la peau ».

Ses plissements ; ses plis ; ses sillons

En observant la surface cutanée vous remarquerez des plissements, des plis et des sillons provoquée par des causes diverses :

Plissements

Plus ou moins accentués, ils sont toujours présents chez tous les individus sur la face dorsale de certaines articulations lorsqu’elles sont en extension complète :

  • les coudes
  • les doigts…

Plis et sillons

Sont provoqués :

  • soit par la contraction musculaire déclenchée à l’occasion du mouvement (au visage, par exemple, lorsque la mimique entre en jeu)
  • soit à des dispositions structurales de la peau (les plis articulaires, par exemple, que vous pouvez observer sur la face de flexion d’un grand nombre de jointures, telles les poignets, la paume des mains, les plis du coude…)

Toute la surface cutanée est littéralement hachurée de sillons courts et peu profonds, plus visibles à la loupe qu’à l’oeil nu.

« Ces petits sillons sont déterminés par des dépressions linéaires de l’épiderme lesquelles suivent la direction des faisceaux de la trame du derme ».

Signalons, enfin, ces sillons qui intéressent d’une manière toute particulière l’Esthéticienne : les rides.

Ces dernières représentent une des « défectuosités » les plus importantes à connaître.

Ses orifices

Il existe sur toute la surface de la peau des dépressions, dites infundibuliformes, c’est-à-dire en forme d’entonnoirs, plus ou moins visibles à l’oeil nu (microscopiques, en général) qui correspondent aux orifices externes de deux glandes cutanées.

On les nomme, vulgairement : le pores de la peau.

Ce terme générique est impropre car il est employé pour designer deux orifices tout à fait différents :

  • l’orifice par lequel sort le poil et où débouche la sécrétion de la glande sébacée
  • l’orifice du canal de la glande sudoripare

Le mot « pore », désigne dans le langage technique approprié l’,orifice du canal de la glande sudoripare débouchant au niveau du tégument et seulement cet orifice.

Le langage dit « courant », erroné parfois, prend trop souvent le pas sur le langage correct et le remplace.

Nous sommes ainsi entraînés à utiliser des expressions qui nous amènent à commettre d’inévitables erreurs.

Nous serons, forcés et contraints, malgré tout, à conserver l’expression « pores dilatés » car elle est désormais trop répandue dans le public.

Pour vous Esthéticiennes elle désigne, bien entendu, la dilatation de l’ostium folliculaire.

De ces deux orifices de la surface cutanée seuls les orifices des follicules poli-sébacés sont visibles parfois ; les pores des glandes sudoripares ne peuvent être aperçus, en général, même avec l’aide d’une loupe.

On compte, d’après les Docteurs Touraine et Golé, une glande sébacée pour 6 à 8 glandes sudoripares dont le nombre s’élève chez l’adulte de taille normale à deux millions, environ.

Le nombre de follicules pilo-sébacés qui débouchent à la surface de notre corps a été évalué à 900 par centimètre carré.

Ses poils

Poils

Poils

« A quelques exceptions près, la peau est partout garnie de poils » ou, plutôt, d’un duvet microscopique qui, heureusement, est invisible chez la plupart des individus.

Sur le cuir chevelu elle est recouverte de cheveux et dans certaines régions (aisselles, pubis…) de poils plus gros et plus durs.

« les poils ne font totalement défaut que sur les surfaces palmaires et plantaires, sur le dos de la troisième phalange des dogts, sur le rebord rouge des lèvres, sur le mamelon, sur le gland et le prépuce, sur les petites lèvres et la fac interne des grandes lèvres ».

Sa couleur

La couleur de la peau qui constitue un des caractères différentiels les plus saillants des diverses races humaines, présente dans la race blanche des nuances très appréciables selon :

  • le sexe
  • l’âge
  • les conditions familiales ou individuelles

Sont le siège d’une hyperchromie normale :

  • l’aréole et le mamelon
  • les organes génitaux
  • les aisselles

Ses imperfections

La surface cutanée peut présenter des nombreuses imperfections, d’origine congénitale ou acquise, qui déparent son aspect.

Signalons, pour mémoire, celles qui sont dues à un trouble vasculaire, ou à un trouble pigmentaire ou à un trouble de la sécrétion sébacée.

Se mesures et ses limites

La mesure de la peau varie, bien entendu, selon la taille de chaque individu.

Bien que se surface soit difficile à calculer exactement on estime qu’elle est de 1 m² à 1,5 m² chez un sujet adulte, de taille moyenne.

La peau pèse 3 kg environ ; poids élevé si l’on tient présent que le foie pèse à peine 1400 g.

« Ses limites sont les orifices naturels où elle se continue par le différentes muqueuses : les deux extrémités du tube digestif, les narines, les organes génito-urinaires, les oreilles. La délimitation est sans transition : la différence d’aspect extérieur brusque correspond à une différence de structure ».

Ses annexes et ses glandes

Annexés à la peau, les cheveux et les ongles sont des productions épidermiques auxquelles on donne le nom de phanères. Ils servent d’ornement et de protection.

La peau possède :

  • des glandes à sécrétion externe, les unes profondes
  • les glandes sudoripares, les autres plus superficielles
  • les glandes sébacées

Les glandes sudoripares déversent la sueur par l’ouverture de leur canal qui s’ouvre à la surface de la peau : le pore.

Les glandes sébacées, moins nombreuses que les glandes sudoripares, sécrètent le sébum, cette matière grasse, caséeuse, destinée à lubrifier le poil et la surface épidermique pour les maintenir souples et éviter leur dessèchement.

Sa structure

Structure de la peau

Structure de la peau

La peau est constituée d 2 couches principales de tissus :

  • l’épiderme
  • le derme, adhérant étroitement au tissu cellulo-adipeux sous-jacent, l’hypoderme.

L’épiderme

L’épiderme « recouvre comme un vernis la surface du derme. C’est à lui qu’appartient la coloration qui distingue la peau de certaines régions et des différentes races humaines ».

Il représente le type du tissu épithélial stratifié.

Le derme

Le derme est la partie fondamentale et la charpente de la peau.

C’est un membrane fibreuse formée par l’entrelacement de faisceau conjonctifs, renforcée par un important réseau de fibres élastiques.

« Le derme est parcouru par les vaisseaux et les nerfs qui viennent de la profondeur et s’y divisent en ramifications nombreuses. Il renferme, d’autre part, les follicules pileux et les glandes qui viennent de l’épiderme ».

L’hypoderme

L’hypoderme « est formé de faisceaux conjonctifs, prolongements de ceux du derme, mais ayant une texture moins serrée et s’entrecroisant en tous sens ; entre eux circulent les vaisseaux et les nerfs qui se rendent au derme ou qui en viennent et se logent les lobules adipeux ».

L’hypoderme est traversé par les muscles peauciers qui vont s’insérer dans le derme.

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