Les différents types de shampooing

Les chimistes cosmétologues classent les shampooings en :

  • shampooings anioniques
  • shampooings cationiques
  • shampooings non ioniques
  • shampooings « médicaux » et « para-médicaux »

Shampooings anioniques

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Le détergent de ces shampooings est représenté par l’ankyl-sulfate auquel on ajoute :

  • de l’acide acétique ou de l’acide lactique pour lui donner de l’acidité
  • un polyglicol ou un alginate pour lui donner de la consistance
  • un surgraissant afin d’atténuer son pouvoir dégraissant qui serait trop énergique pour le cuir chevelu et les cheveux

Parmi les substances surgraissantes habituellement utilisées, citons :

  • le glycérol
  • le sorbitol
  • l’huile de ricin
  • la lécithine provenant du soja ou du jaune d’oeuf lui-même
  • la moelle de boeuf…

Shampooings cationiques

Ils sont préparés avec des ammoniums quaternaires, qui appartiennent à la famille des alcools gras.

« Ils donnent au cheveu de la douceur et de la souplesse », écrit le prof. Thiers.

Mais la plupart d’entre eux se fixent sur la surface pilaire électronégative par leur pôle positif, tandis que la souillure est adhérente à leur autre pôle ; il y a donc redéposition des souillures sur le cheveu que l’on croyait laver.

Shampooings non ioniques

Sont ceux qui moussent très peu ; on ne peut pas encore les faire accepter à la clientèle, convaincue toujours qu’un bon shampooing doit être moussant.

Certains auteurs les considèrent comme les meilleurs.

On utilise pour leur fabrication, différentes substances non ioniques telles :

  • les amides grasses
  • les esters de saccharose
  • les esters du sorbitol…

Nous vous donnons ces différents renseignements afin que vous puissiez vous rendre compte que la préparation d’un shampooing n’est pas aussi simple qu’on l’imagine trop souvent et que la cosmétologie capillaire « de papa » est devenue une science exacte et difficile.

L’utilisateur doit-il employer « avec science », lui aussi, les préparations qui lui sont offertes ?

Le prof. Thiers écrit qu’il faudrait :

  • d’abord utiliser un shampooing anionique (qui élimine la souillure)
  • ensuite, procéder à un rinçage, qui élimine les traces du détersif anionique (du fait de l’incompatibilité entre les deux types de détersifs anioniques)
  • enfin, avoir recours à un shampooing cationique

Shampooings dits « médicaux » et « para-médicaux »

2 jaunes d’œufs pour préparer un shampooing

2 jaunes d’œufs pour préparer un shampooing

En plus des shampooings « de nettoyage » la cosmétologie et la pharmacie mettent à la disposition du praticien des shampooings destinés au cuir chevelu et aux cheveux atteints d’affections très précises.

Ces shampooings sont souvent prescrits par le dermatologiste et appliqués, dans la majorité des cas par le coiffeur traitant dans son salon, sur indications précises du Médecin.

Citons quelques-uns de ces shampooings :

  • à l’huile de cade et aux goudrons végétaux ; sont destinés aux cuir chevelus pelliculaires
  • à l’essence de cèdre et au soufre ; pou, combattre la séborrhée
  • le véritable shampooing aux œufs (battre deux jaunes d’œufs frais dans un bol d’eau tiède et y ajouter un verre à liqueur de rhum ; frictionner et rincer à l’eau tiède) ; c’est un shampooing pour cheveux très fins et très abîmés
  • le shampooing du bois de Panama qui ne mérite pas le discrédit dans lequel il est tombé ; on fait bouillir cent grammes de bois de Panama dans un litre d’eau pendant 15 à 30 mn ; on laisse infuser, puis on filtre

Selon les docteurs A. Michel et A. Romanie : « cette préparation comme déjà depuis fort longtemps, rend toujours de précieux services aux personnes dont le cuir chevelu est très irritable, chatouillant pour un rien ; elle nettoie très bien la chevelure grâce aux « saponines » qu’elle contient ; celles-ci ont la même action que le savon de toilette, mais on l’avantage de n’être pas aussi alcalines ».

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