Élasticité et atrophie de la peau

Vous savez que le derme, partie fondamentale de la peau, est une membrane formée de tissu conjonctif.

Considéré jusqu’à une époque encore récente comme un tissu de remplissage destiné exclusivement à joindre et soutenir les autres tissus, le tissu conjonctif a acquis depuis les travaux du savant russe Bogomoletz, une importance considérable et fait l’objet de recherches constantes.

Les recherches de Bogomoletz

Structure de la peau

Structure de la peau

Le professeur Bogomoletz démontrait que le tissu conjonctif joue, en réalité, un rôle de la plus haute importance dans :

  • la régulation de la nutrition cellulaire
  • l’activité de la sécrétion
  • la régénération des tissus
  • la protection de l’organisme contre les infections

Il montrait, en somme, que :

  • le vieillissement du tissu conjonctif équivaut au vieillissement de tout l’organisme
  • que la lutte pour la santé et la longévité doit être entreprise en défendant l’intégrité et la jeunesse de ce tissu

Il découle des travaux de Bogomoletz un principe nouveau : l’âge et la santé de l’organisme seraient conditionnés en grande partie par l’état physiologique du tissu conjonctif.

On a abandonné l’expression classique : “nous avons l’âge de nos artères” pour adopter la nouvelle : “nous avons l’âge de notre tissus conjonctif”.

L’anatomo-physiologie

Peau

Peau

Un exposé sur l’anatomo-physiologie de ce tissu serait vraiment trop ardu.

En effet, après avoir énuméré et décrit les éléments cellulaires et acellulaires du tissu conjonctif, Jean Morelle écrit, dans son “traite de biochimie cutane” : ” cette énumération sommaire est bien loin de reproduire toute la complexité biologique d’un milieu dans lequel se manifeste un nombre considérable de réactions biochimique”.

Il nous suffira, de vous donner un aperçu de son importance en tant que tissu “plastique” par excellence, tissu sur lequel sont “braqués” les microscopes des cosmétologiques, des gérontologues, des physiologistes, car c’est probablement dans son sein que l’on pourrait trouver la solution au problème de la prolongation d’un “aspect jeune”.

Le tissu conjonctif est partout présent dans notre corps.

On peut même dire que c’est lui qui le forme car selon qu’il est plus ou moins dense, selon qu’il se laisse imprégner de :

  • cartilagéine
  • d’osséine
  • d’élastine

Il constitue :

  • le tissu lâche ou tendineux
  • cartilagineux ou osseux

Il entoure les nerfs et les tissus musculaires, forme l’immense réseau cellulaire sous-cutané, revêt les muscles et les articulations

Les tissu conjonctif est le seul qui se sclérose ; or, la sclérose, c’est le vieillissement.

Lorsqu’il vieillit, il commence par se déshydrater d’une manière progressive, mais fatale.

On peut même dire que sa déshydratation est le premier signe biologique de la sénescence.

Le vieillissement du tissu conjonctif semblerait dû en grande partie à son infiltration par des déchets endogènes qui ralentissent la prolifération cellulaire si active chez lui, qu’elle serait sans doute indéfinie si elle n’était freinée par le tissu épithélial auquel il est rattaché.

Le tissu conjonctif est constitué par 2 groupes d’éléments qui lui donnent sa structure :

  • des cellules
  • une substance dans laquelle baignent ces cellule, la substance interstitielle ; cette substance contient des fibres :
    • les unes appelées collagènes
    • d’autres réticulaires
    • d’autre encore élastiques

De ces fibres présentes dans la substance inter-cellulaire, considérons seulement les fibres élastiques.

Ces fibres sont constituées par une substance appelée élastine, une protéine tellement résistante qu’on a pu la retrouver dans les parois vasculaires des momies égyptiennes.

L’élasticité, cette propriété que possèdent certains corps de reprendre intégralement leur forme préalable après déformation, appartient en propre à la substance élastique.

La peau est tributaire de la substance élastique pour une bonne part dans son fonctionnement.

En effet, la couche profonde du derme riche en élastine garantit la souplesse et l’élasticité du tégument.

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