Les cheveu dans la peau

Dans d’autres articles, nous avons déjà étudié le “terrain” sur lequel poussent les cheveux, c’est-à-dire la peau, vous savez désormais comment ils y sont étroitement incorporés, et vous avez pu vous rendre compte que le tissu cutané accomplit des fonctions déterminées.

Mais il arrive, parfois, que le déroulement normal de ces fonctions soit troublé.

Structure de la peau

Structure de la peau

Or, puisque les cheveux sont partie intégrante de la peau, il s’ensuit que les troubles dont elle est victime sont susceptibles de retenir sur :

  • leur aspect
  • leur croissance

Examinons d’une manière succincte, et seulement à titre d’exemple, certains de ces troubles pour démontrer que l’implantation des cheveux les rend solidaires de l’état de l’organe cutané, de la même manière qu’un végétal est solidaire et tributaire du sol dans lequel il se nourrit et sur lequel il croît.

Troubles de la fonction sébacée

Les troubles de la fonction sébacée se manifestent, soit :

  • par un excès de sébum
  • par une insuffisance de sébum

Excès ou hypersécrétion

Qu’il s’agisse d’un simple état graisseux et huileux de la peau, ou d’une véritable séborrhée, le cheveu subit une atteinte d’ordre esthétique :

  • dans le premier cas en devenant “lourd”, poisseux
  • dans le second cas : en perdant de sa vitalité

En effet, lorsque la glande sébacée secrète d’une manière excessive, non seulement le sébum surchargera le cheveu sur toute sa longueur mais il s’écoulera aussi dans la profondeur du follicule jusqu’au bulbe, qu’il enveloppera d’une pellicule de graisse.

La gangue graisseuse ainsi constituée autour de la base des cheveux les fera tomber en abondance et aboutira, à la longue, à l’alopécie, dite séborrhéique.

Insuffisance ou hyposécrétion

Une importante diminution de la sécrétion sébacée présente aussi les inconvénients pouvant s’échelonner du simple état de sécheresse à la cassure, puisque les cheveux ne sont plus lubrifiés et imperméabilisées par le sébum.

Il deviennent particulièrement sensibles à tous les traumatismes :

  • brossage
  • shampooings
  • teintures
  • permanentation

Troubles de la fonction sudorale

Dans ce cas aussi, c’est l’excès ou la diminution de la sécrétion qui caractérisent le dérèglement.

Le trouble, de plus, peut avoir trait à la composition même de la sueur.

Excès ou hyperhydrose

L’exagération quantitative de la sueur est commandée par les nerfs excito-sudoraux, et “influencée par une foule de causes extrêmement variées qui agissent tantôt sur la totalité de l’individu, tantôt sur un segment de ce même individu”.

L’hyperhydrose est liée, dans la plupart des cas, à la séborrhée.

Certes, elle ne peut pas atteindre le bulbe du poil puisqu’elle se répand sur la peau “comme la mer sur le sable”, mais à la longue, une sécrétion sudorale très abondante finit pas endommager le cheveu.

Il devient laineux, terne et se dévitalise, car l’imprégnation sudorale parvient à le “creuser” et à provoquer de minuscules lésions.

Le cheveu est “rouge” par l’humidité et envahi par les déchets dissous dans la sueur.

Insuffisance ou anidrose

On désigne par ce terme l’absence ou la baisse notable de la sécrétion sudorale.

L’anidrose est peu connue et encore peu étudiée, car il est souvent impossible de la déceler.

Nous citons cette affection pour vous signaler que dans les cas décrits chez quelques auteurs, on a toujours constaté une peau :

  • sèche
  • lisse
  • “semée de poils rares”

Troubles de la fonction cutanée

Tous les troubles de la fonction cutanée influencent habituellement d’une manière plus ou moins importante et visible l’état des poils et de la chevelure.

Citons plus spécialement une fonction cutanée dont certains auteurs font état et qui intéressera le coiffeur et l’esthéticienne : il s’agit de la faculté que possèderait la peau de mettre en réserve des sels minéraux et de l’eau pour les restituer à l’organisme au moment où celui-ci en aurait besoin.

Elle mérite d’être mentionnée pour les raisons suivantes :

  • si la peau s’appauvrit en sels minéraux le cheveu peut devenir :
    • “mou”
    • atone
    • “prendre mal” la mise en plis
  • au contraire, un excès de certains métaux peut faire varier son affinité pour :
    • les teintures
    • les décolorants

Le fer et le cuivre, par exemple, qui sont des oxydants, pourraient donner des nuances imprévues au cheveu teint ou décoloré.

Ce cas semble rare actuellement.

Par contre, la déminéralisation de la peau, et sa carence en chlorure semblent, au dire des spécialistes, bien plus fréquentes de nos jours.

On s’en rend compte d’une manière très simple : il y a des clientes qui sont “incoiffables” en ville ; dès qu’elles sont au bord de la mer, elles font “ce qu’elles veulent” de leurs cheveux.

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